LE MARIONNETTISTE DE LODZ

Publié le par festivallesdionysies.over-blog.fr

de Gilles Segal

Par la Cie les Caquetants de Ventabren

Premier Prix: "TOUR D'OR" au festival national FESTHEA 2013

à St Cyr sur Loire

et Prix des techniciens: "Gélatine d'or"

prospectus-sans-date-02-12-2012_Page_2.jpgA Berlin au début des années 50... Rescapé d'un camp de concentration, Finkelbaum vit terré dans un grenier, persuadé que la guerre continue. Son seul lien avec le monde est sa relation avec la concierge de l'immeuble qui, de derrière une porte close, tente de le convaincre de reprendre sa vie. Elle demande l'aide d'un soldat russe, d'un soldat américain, puis d'un civil juif allemand, mais en vain. A l’intérieur du grenier, Finkelbaum est devenu Dieu, il s’est recréé un monde avec sa bien-aimée Ruchele et de nombreux personnages qu’il met en scène, mais il n’est qu’un Dieu désespéré régnant sur des marionnettes et préparant un spectacle qu’il ne jouera peut être jamais. Entre sa folie aveugle et le monde extérieur qui lui fait peur se dresse le mur infranchissable d’une porte qu’il se refuse à ouvrir… . Jusqu’à quand ?

 

Une mise en scène de Jacques Clément


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  Aziz Boumediene, Jean-François Cloarec, Martine Denimal, Norbert Gauthier,  Jean-Michel Guieu, Manon Maurin,  Jean-Marc Poupinaïs.

 

Régie :  

Patrick Grussy et Jean-Maurice Spinosi 


Mise en scène et créations sonores :  

Jacques Clément  

 

 

 

"Depuis la création de la troupe des Caquetants il y a douze ans, nous avons poursuivi notre recherche d'expression théâtrale à travers des genres différents. En 2012 est né le projet de monter "le marionnettiste de Lodz" que j'avais vu en 1984 et qui m'avait beaucoup marqué. Une pièce originale et puissante, difficile mais ouverte à diverses options de mise en scène."

 

Enfermé dans sa chambre et refusant de croire à la réalité extérieure, la fin du cauchemar de l'épopée nazi, Finkelbaum met en scène sa folie en préparant un spectacle de marionnettes. Il devient ainsi, entre sa chaise et son lit, un contradicteur de ce Dieu qui semble avoir abandonné son peuple. Pour souligner la rupture entre le délire de la pensée de Finkelbaum et le monde extérieur, le décor est dépouillé à l’extrême : supprimés, les murs de la chambre deviennent une métaphore de l’enfermement subi et consenti ;atomisés, les accessoires sont remplacés par des bruitages, accentuant le doute de leur réalité ; seuls subsistent les souvenirs tangibles, qui reviennent en mémoire au travers d’une musique presque continue et en partie improvisée par trois musiciens. Ceux-ci impul sent un rythme à la déraison intérieure de Finkelbaum, tout puissant dans son monde fictif de marionnettes sans visage, incarnations des silhouettes indistinctes et numérotées qui furent prises dans la tour mente du IIIe Reich. Le monde extérieur incitant Finkelbaum à sortir est choisi le plus réaliste possible, les éclairages soulignant le contraste entre les deux mon des.

 

L'embrasement final symbolise le renoncement du héros à sa folie et son acceptation de s'incarner dans un monde réel mais qui demeure à jamais inquiétant.

 

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La presse en parle ... 


… La représentation donnée aux Roquilles répondit parfaitement à l’attente avec la mise en scène très élaborée de Jacques Clément. Le décor dépouillé à l’extrême compte un lit où couche le marionnettiste avec la marionnette représentant sa compagne tant aimée, une valise, et une chaise. Tout le reste (petit mobilier, portes, ustensiles…) est remarquablement évoqué par le mime et le bruitage. Le lit, basculé, servira de scène aux marionnettes créées par Finkelbaum. Deux musiciens (guitare, clarinette, voix) accompagnent le marionnettiste dans ses délires. Les éclairages concourent à créer un monde fantastique et envoûtant. Les marionnettes, à la tête inexpressive comme les visages des déportés, mais aux gestes surprenants ajoutent leur mystère à celui de cet ensemble poétiquement tragique. Les acteurs sont excellents, faisant parfaitement ressortir le contraste entre les pittoresques représentants de la vie extérieure venant frapper à la porte et le rêveur éveillé, enfermé dans son cauchemar. L’acteur qui joue Finkelbaum traduit remarquablement l’intensité douloureuse et le déchirement pathétique dans lesquels se meut le personnage. 

La Provence 01-07-2013 

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Les prochaines dates 


Jeudi 19 Septembre à Digne - Salle Perchot à 20 h 30 

Dimanche 29 Septembre à La-Valette-du-Var - Théâtre Marelios à 19 h 00 

Samedi 12 Octobre à Ventabren - Salle Sainte Victoire à 15 h 00 et 20 h 30 ( 2 représentations )  

Jeudi 31 Octobre à St-Cyr-sur-Loire dans le cadre du festival  national Festhea. A cette occasion, la troupe représentera la Région PACA. 

9 ou 10 ou 11 Novembre à Lambesc 

Vendredi 22 Novembre à Pertuis - Théâtre Municipal à 21 h 00 

Samedi 30 novembre à Rognes dans le cadre de « Par les Villages » 

Janvier 2014 au Théâtre Antoine Vitez à Aix-en-Provence 

 


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