ATTEINTES À SA VIE

Publié le par festivallesdionysies.over-blog.fr

Petite forme d'après Martin CRIMP par la Nacelle en Luberon (Pertuis)

 

Mise en scène: Chantal Inizan

avec: Luc Masquelier, Karine Mouret, Jean-François Bonemère, Véronique Thomas, Katia Magloire

 

A travers différents tableaux bien distincts, plusieurs personnages vont nous parler d’Anne, la petite Anny, qu’ils ont croisée ou rencontrée à différents moments de sa vie. Anne, cette femme à multiples facettes qui n’apparaîtra jamais.

karine-2.jpg


Présentation de la pièce

Atteintes à sa vie, 17 scénarios pour le théâtre

« On ne verra jamais Anne, le personnage principal de « Atteintes à sa vie ». Elle ne laisse derrière elle que des traces de son passage, (un répondeur téléphonique, un sac de voyage, des œuvres d’art, un billet d’avion), elle se fait parfois appeler Annie ou Anya, c’est selon le pays où elle se trouve. On la croit victime d’un attentat elle est alors signalée comme terroriste, on l’imagine prostituée, elle se retrouve dans une organisation humanitaire, scientifique pour les uns, elle est artiste-peintre pour les autres, écologiste, elle milite dans une organisation d’extrême-droite, et elle se transforme même un temps en voiture automobile : la nouvelle Anny.

Après les dix-sept tableaux du texte qui constituent un impossible puzzle, le spectateur n’en saura pas plus, (comme les acteurs et probablement l’auteur lui-même) mais si l’œuvre débouche sur le vide elle n’est pas pour autant vide de sens, et à l’issue de cette enquête qui peut donner le vertige, on aura mesuré les contractions et contradictions de notre monde globalisé, et ses effets, ses atteintes sur l’identité.

Musicale, la pièce de Crimp l’est absolument, dans sa langue comme dans sa structure, c’est même là ce qui en fait l’unité. Et par ailleurs, il n’y a pas de personnages, hors celui de Anne, l’absente, ni de didascalies localisant les lieux, les situations. Cette pièce peut se jouer à trois, cinq, sept dix ou quinze personnes. (Source: Theatre-contemporain.net)


katia.jpg

 

L'auteur: Martin Crimp

martincrimp_big.jpgNé le 14 février 1956, Martin Crimp est, parmi les dramaturges du Royaume-Uni, un sujet de premier ordre. Diplômé de l’université de Cambridge en 1978, le jeune homme commence à écrire ses premières pièces parmi lesquelles ‘Living Remains’ et ‘Four Attempted Acts’. C’est dans la banlieue de Londres, où l’auteur réside alors lui-même, que ses oeuvres sont d’abord produites par The Orange Tree Theatre. Grâce à une résidence d’écriture à New York en 1991, le dramaturge se fait connaître au-delà des frontières de son pays avec des pièces comme ‘No One Sees the Video’ en 1990, ‘Getting Attention’ en 1991 ou encore ‘The Country’ en 2000. Son écriture cisaillée, entre humour et cruauté, dépeint la violence des temps contemporains et met en scène des êtres d‘aujourd‘hui. Martin Crimp délaisse les conventions de la narration, il rompt avec les catégories théâtrales et se place ainsi comme un auteur postdramatique. Sa connaissance de la langue française lui permet de traduire des auteurs tels que Genet, Molière et Ionesco. C’est d’ailleurs grâce à ses adaptations que la Royal Shakespeare Company monte ‘Le Misanthrope‘ en 1996 et ‘Les Bonnes’ en 1999. Devenu un auteur majeur, ses oeuvres sont traduites et jouées sur de nombreuses scènes européennes. Le Festival d’Automne à Paris le met à l’honneur en 2006. Souvent comparé à Sarah Kane pour son succès, Martin Crimp est l’un des dramaturges vivants les plus joués dans le monde. (source evene.fr)

Bono.jpg

Commenter cet article